Je certifie être en âge de consommer de l’alcool dans mon pays de résidence.

Y'a bon bio

Dès ce lundi, Montpellier accueillera la grand-messe du vin bio, avec plus de 1 300 exposants et 7 000 acheteurs professionnels attendus cette année. Cheers!

Selon la dernière étude réalisée par Millésime Bio, les trois principaux pays producteurs de vin bio au monde - la France, l’Italie et l’Espagne – atteindront une production de 2 milliards de cols bio d’ici trois ans. Une percée à relativiser immédiatement : la consommation de vin bio ne représentera toujours « que » 3,5 % du marché mondial en 2023, mais sa croissance est forte et régulière, dans un marché plutôt morose au niveau international. Dans les cinq marchés-clés visés par l’étude (France, Italie, Espagne, Allemagne, États-Unis), la progression de la consommation de vin bio devrait croître, entre 2018 et 2023, de 35 % dans le segment des vins blancs, de 48 % dans les rouges et les effervescents, et de 60 % dans le segment « rosé ». La pression des consommateurs semble donc – et c’est tant mieux – entraîner la production viticole dans un cercle vertueux, loin des camisoles jaunes et des masques de protection.

Néanmoins (car il y a bien un revers à la médaille), les exigences accrues des consommateurs poussent aussi les poids lourds de l’industrie viti-vinicole et, en aval, la grande distribution à s’engouffrer dans ce créneau porteur. Appuyés par des armées de lobbyistes qui arpentent sans relâche les couloirs de la Commission européenne, ils ont d’ores et déjà réussi à élargir le spectre des intrants autorisés dans la vinification du vin bio, et leur combat ne s’arrêtera certainement pas là ! Face à eux, il y a l’association TOWA (Transparency for Organic Wine Association) lancée en février 2018 par Olivier Paul-Morandini, vigneron belge établi en Toscane. Celle-ci se présente comme un « collectif citoyen regroupant producteurs et consommateurs, sous l’égide de représentants de la communauté scientifique ». Olivier est le « David » de l’histoire, mais il ne faut pas sous-estimer la force de persuasion de cet ancien lobbyiste (hé oui) : en quelques années, il est parvenu à fédérer sous la bannière TOWA plus de 1 200 domaines viticoles biologiques de l’Union européenne et à convaincre du bien-fondé de ses arguments un certain nombre de députés européens de tous bords.

La principale revendication d’Olivier-Paul Morandini coule presque de source : il demande que la composition des ingrédients du vin soit mentionnée sur l’étiquette, comme c'est le cas pour n'importe quel produit alimentaire. En filigrane du combat de TOWA se dessine, bien sûr, un nouveau modèle agricole, plus respectueux de l’homme et de l’environnement, et garantissant une véritable sécurité alimentaire. Le résultat du manque de transparence actuel est une perte totale de repères pour l’amateur de vin lambda qui, entre les publicités racoleuses de certaines enseignes de la GD et la déferlante de logos de certification, ne sait plus vraiment à quel goulot se vouer.

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